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Photo : tête d’Ifé @ Léa Roth

“SAIMA” - Séminaire africaniste interdisciplinaire Marseille et Aix

Ce nouveau séminaire, co-organisé entre Marseille et Aix-en-Provence par Emmie Le Galès (IMAF), Martina Ambu (TDMAM), Hadrien Collet (IREMAM), Eloi Ficquet (Césor et CeRCLEs) et Amélie Chekroun (IREMAM), a pour ambition de donner la parole aux jeunes chercheur.e.s (doctorant.e.s, postdoctorant.e.s, nouveaux et nouvelles titulaires) en histoire, anthropologie, linguistique, archéologie et histoire de l’art, dont les recherches touchent à l’histoire du continent africain sur le temps long. Chaque séance réunit deux intervenant.e.s travaillant sur des espaces et/ou des disciplines différentes, autour d’une thématique commune, afin de favoriser les discussions et les échanges et mettre au jour des questionnements transversaux. L’objectif est de réfléchir de façon collective à notre rapport aux sources, aux méthodes et aux terrains afin d’écrire l’histoire de l’Afrique et de montrer le dynamisme des recherches actuelles, pluridisciplinaires, trans-aires et trans-chronologiques.

Les séance ont lieu en alternance à la Vieille Charité (Marseille) et à la Mmsh (Aix-en-Provence), un mercredi par mois, 9h30-12h30 ou 14h30-17h30. Infos et contacts : emmielegales[at]hotmail.fr ; martina.ambu91[at]gmail.com ; hadrien.collet[at]gmail.com ; eloi.ficquet[at]ehess.fr ; amelie.chekroun[at]cnrs.fr

Mercredi 18 mars 2026, 9h30-12h30, Vieille Charité, salle A, Marseille. Et en visioconférence : lien

« Extractivisme »

Peter Vale (Berkeley, EHESS Cercles), “An Uncertain Geology: Prospecting for Copper in the Central African Savanna, 1891-1918”.

This presentation explores how colonial prospectors in the late 19th and early 20th centuries integrated indigenous mineralogical and metallurgical knowledge into their own mining activities as many struggled to adapt to the Central African environment and exploit its geological resources.

Laurent Gagnol (Université d’Artois), « Extractivismes sahariens. Approches géohistorique et géopolitique de l'exploitation des ressources du sous-sol »

Depuis une vingtaine d’années seulement, une course enfiévrée vers la recherche et l’exploitation de l’or s'est propagée progressivement à travers tout le Sahara (de la mer Rouge à l’océan Atlantique) en attirant des centaines de milliers de nomades, de ruraux et d’urbains, devenus orpailleurs, ouvriers, transporteurs, commerçants, investisseurs, etc. Cosmopolite, cette véritable ruée vers l’or a attiré des acteurs économiques de régions et de pays plus lointains (du Maghreb et d'Afrique subsaharienne, mais aussi Chine, Inde, Turquie, Russie, etc.). Brusque, massive et mouvante, parfois violente et située dans les confins peu ou pas habités, l’exploitation de l’or était au départ largement informelle, c’est-à-dire souvent considérée comme illégale mais largement tolérée. Artisanale, elle devient de plus en plus mécanisée, voire semi-industrielle.

Notre intervention a pour objectif de montrer la dimension inédite de ce phénomène au Sahara, même à l’échelle de la longue durée, de justifier l’utilisation de la notion de ruée vers l’or et de retracer la géohistoire récente de cette ruée vers l'or contemporaine au Sahara. Nous en dresserons un premier bilan une vingtaine d'années après son déclenchement en faisant ressortir les principaux enjeux socio-économiques, politiques et environnementaux. Nous évoquerons aussi les difficultés de l’analyse de ce phénomène complexe et mouvant et la pluralité des choix méthodologiques : cette réflexion est le fruit de plusieurs missions d’enquêtes sur le terrain au Niger et en Mauritanie, mais aussi d'enquêtes à distance, en interprétant notamment les images satellites de haute résolution et en libre accès.

Consulter le programme complet du séminaire (2025-2026)

Année
2025